Neighbors, “Friends” en avant-première

par arbobo | imprimer | 23avr 2010

(the English version is right there)

On aurait du regarder plus souvent la météo, on aurait compris que le spleen,  un certain lyrisme brumeux, était de retour. A force de parler de l’influence des années 80, on avait négligé cette dimension, qui court d’Arcade fire à Shearwater en passant par the XX ou Chairlift…
Puisque toutes les modes passent par Brooklyn (inutile de dire New York en général, tout le monde sait bien que c’est faux), les nouveaux venus Neighbors montrent qu’elle est bien installée, cette vogue. Elle a frappé Noah Stitelman qui est quasiment à lui seul le “groupe”.

Arbobo.fr vous propose en exclusivité un titre de l’album à paraître. Noah Stitelman est plutôt occupé, vu la sortie imminente de son disque, attendu par la presse locale depuis bientôt 1 an. Il a tout de même trouvé le temps de nous envoyer cet excellent Friends, pour que nous soyons l’autre seul endroit où l’entendre (avec son myspace, faut pas déconner).
Il a tout compris, Noah. Il ouvre en douceur avec des arpèges au clavier, qui feront jusqu’au bout le lit sonore du morceau. Le son de guitare est moderne et faussement dur, il nous cueille, on s’attache à ce riff, et c’est après quelques écoutes qu’on réalise que si on aime ce titre c’est surtout à cause de la mélodie portée par la voix. Mélodie, douceur pop 80s, guitare affutée et soutenue par la basse du clavier, voix mouvante qui nous fait passer par différentes humeurs… en moins de 3 minutes on tient un titre pour danser, pour courir, une ritournelle qui nous revient dans la tête des heures plus tard, et un titre que les radios feraient bien de ne pas négliger. On appelle ça un carton plein. Vite l’album!


Friends

A les écouter, ce sont des images d’adolescents rêveurs assis lèvres closes sur une colline qui nous viennent. Des images d’étudiantes énigmatiques le regard perdu par la fenêtre un carnet noirci de poèmes pendant à la main.
MGMT a donné une version hédoniste à ce courant, et Girls son pendant rock boudeur attrape-nénettes.
Même un peu moche, la pochette du premier album de Neighbors donne un bel aperçu de ces tourments intérieurs de la jeunesse. Un fantôme paumé erre dans un terrain vague, et le titre est en soi un programme des années “teen” : Good things/bad timing. Quatre mots qui raviveront bien des souvenirs. Léger handicap, ce nom partagé avec pas mal de monde à commencer par un bon groupe pop the neighbors (qui n’ont que l’article en plus, et des morceaux pas dégueu).

Alors ça vaut quoi, ce nouveau groupe, cet énième bourgeon du baobab pop américain? Ils savent vous accrocher dès l’intro, les chenapans, en particulier sur Gone too long, ou avec ce Friends dont MGMT,  en panne de morceaux pour leur deuxième album, auraient eu grand secours.  Il est trop tôt pour dire si l’on tient la next big thing ou l’objet de nos futurs fantasmes, mais voilà un groupe qui sait nous faire dresser l’oreille avec un joli savoir faire, dès son premier disque. Et dans la profusion musicale actuelle, c’est déjà  une performance.



Comments

1 Commentaire


  1. 1 Christophe on avril 23, 2010 21:45

    M’ouais… bof…

    dis-je tout de go.

    n’empêche, après une grosse huitaine d’écoutes d’affilée, difficile de ne pas rappuyer encore sur >

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