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Musique en ligne, quoi de neuf?

par arbobo | imprimer | 11sept 2007
Musique en ligne, 2e. Bien que je ne raffole pas d’écrire ce genre d’articles, il est utile de se pencher à nouveau sur l’écoute de musique en ligne. Parce que mon article de l’an passé est déjà en partie obsolète. Soit dit en passant, je fais 4 articles sur le numérique (patience, ça vient) là où dans les Inrocks Anne-Claire Norot réussit une excellente synthèse d’une page. Comme quoi je suis presque devenu un vrai journaliste : je parle des mêmes trucs que les autres médias, au même moment O_xDans les plate-formes que j’observais l’an passé, on découvre des artistes, en fonction de nos goûts, fonctions dont je ne parlerai pas aujourd’hui.

Mais il existe une autre manière de découvrir la musique, ou plutôt deux, vieilles comme le monde. La première et d’y aller au pif. La seconde est de se fier aux goûts des autres. Soit par commodité, soit parce que d’expérience on sait que quand machin nous fait découvrir un truc on aime presque toujours. Du coup on zieute les disques de machin, on note sur un piti papier et on va écouter tranquilou à la mézon. Avec internet, c’est pareil. Mais depuis 1 an, rien qu’une année, le paysage a beaucoup changé. L’an dernier, deux sites très différents imposaient leur succès en devenant des sujets grand public. Le premier, myspace, permet à des particuliers et des artistes d’avoir un espace personnel, avec notamment des morceaux en écoute gratuite.
Le second, radioblogclub, est un énorme juke box, on cherche un titre de morceau ou un nom d’artiste, et le plus souvent il existe un ou plusieurs morceau disponible en écoute.Si vous vous estimez à jour, voire plutôt au sommet de la mode, en connaissant myspace et radioblog, rassurez-vous. Vous avez raison. En même temps, il y a largement plus trendy, mais c’est pas dit que ça compte pour autre chose que du beurre. D’abord, retour rapide sur myspace et radioblog.

Dans les 2 cas, c’est génial pour écouter des disques que l’on n’a pas (ou pas sur soi), soit qu’on les connaisse, soit qu’on veuille les découvrir. Plutôt que d’acheter directement le disque, on va écouter sur internet avant de se décider. Ou encore on s’en sert comme d’une radio en écoutant les playlist des autres. Ou encore, pour écouter partout dans le monde ses propres playlists, puisqu’il suffit d’un accès à internet.
Sur mon blog, je mets le plus souvent possible des liens vers l’un ou l’autre de ces sites pour que vous puissiez écouter les titres dont je parle. Mais mes petites habitudes sont déjà prises en défaut, et je dois envisager de nouvelles destinations vers lesquelles vous renvoyer. Myspace et radioblog ont en commun d’avoir des bases de données interrogeables. Je vais sur myspace et je recherche un nom d’artiste, j’ai toutes les chances de trouver la page correspondante. Mais comme toute technologie, ces 2 modèles ont été dépassés, améliorés par des concurrents. Pour l’instant ces concurrents n’ont en stock qu’un nombre restreint d’artistes et de participants, mais sur internet tout peut aller vite. Très vite.

Prenons Helluvah, le dernier groupe que je viens d’interviewer et voir en concert. Nous avons d’abord été en contact virtuel sur myspace. Puis nous nous sommes “recroisés” sur la plate-forme

CQFD, le site lancé par les Inrockuptibles. Le modèle myspace est dit “communautaire”, parce que l’on y crée une page personnelle, à partir de laquelle on peut nouer des liens par affinité, s’écrire, déposer des commentaires… Aujourd’hui myspace est partout, compte des millions de membres, bref c’est commode. Commode et lucratif, grâce aux pubs, ce qui explique que Ruppert Murdoch en personne ait acheté l’entreprise. Entre Murdoch justement, un repoussoir à lui seul, la pub, et le design assez moche de myspace (design largement customizable, toutefois), des envies d’ailleurs ont germé. Ces envies ont été attisées par l’envie de sortir du lot, alors que myspace est devenu un hall de gare aux heures de pointe. Un hall de gare commode : je vais sur la page d’un artiste, et si je l’apprécie je vais visiter les pages de ses “amis”. Je découvre ainsi des artistes, par qui je vais encore en découvrir de nouveaux, etc. A la longue on s’aperçoit que l’approche afinitaire (si tu aimes machin, tu devrais aimer bidule) fonctionne sur myspace, de manière spontanée. Le lien avec lastfm ou finetune n’est donc pas tiré par les cheveux.

D’où l’apparition de plusieurs concurrents, qui reprennent le même principe : on crée une page perso, on peut la décorer, y mettre des infos et des photos, du son, de la vidéo, on peut se créer un carnet d’adresse d’amis, s’écrire, poster des commentaires… En ce moment facebook fait un carton, sur ce créneau. Mais pour moi, myspace a l’avantage de son succès, justement. En “copinant” avec des artistes, du Konki duet à Cat power, des Queens of the stone age à Bat for lashes, je reçois automatiquement les news qu’ils envoient. Quand un artiste tient sa page à jour, ses amis virtuels sont donc au courant de tout en temps réel, par exemple que l’enregistrement du nouveau Cat Power est terminé, et que son lancement prévu en septembre est repoussé à février. C’est commode, d’autant que les concerts y sont également annoncés. Pour le dire plus clairement, il est devenu difficile de se passer de myspace.

Pourtant il y a pas loin d’1 an, le net a commencé à résonner de la question suivante : Virb va-t-il tuer myspace? Vu que l’atout de myspace est qu’on y trouve tout le monde (tous les artistes, en tout cas), il a bien fallu constater que non. Mais Virb s’est imposé comme un avant-poste trendy, un observatoire des tendances futures et un lieu pour gens cool. De manière un peu moins glamour mais plus professionnelle, des français ont créé stufftrack. Dernier né, le site CQFD, créé par les Inrockuptibles (avec Aol, je sais pas si je leurs rends service ne précisant ça). Sa particularité est de mélanger le côté myspace/virb (page personnelle + copinage), avec le côté radio-crochet de l’ancienne formule CQFD. Depuis des années les Inrocks aident des artistes non signés de talent (par exemple Bat for lashes, au hasard) et diffusent chaque hiver une compilation de 20 d’entre eux. A présent, c’est sur internet que le public peut voter pour ses morceaux préférés. Comme les artistes qui concourent sont mélangés aux autres, tout ça est assez flou, et le site cqfd est encore en phase de décollage. Entre concurrent de myspace et radio-crochet en ligne, on ne sait pas encore trop ce qu’est cqfd. Et ne pas savoir, ça n’aide pas à faire décoller le bidule. Et puis bon, au bout d’un moment, les journées n’ont que quelques heures (24 pour l’instant, mais tout augmente), les sites peuvent bien se multiplier, on ne peut pas être partout à la fois. Myspace va sans doute rester l’autoroute numéro 1, et les autres sites vont développer leur spécificité, je vois mal comment il peut en être autrement, mais je ne suis pas spécialiste des nouvelles technos.Pour preuve, prenons Justice, l’autre tuerie du moment avec Mika, qui affole les dancefloor et la webosphère. Sur leur Virb, 427 friends, tandis que sur myspace ils ont 126000 amis, et au moment où j’écris leur page a été visitée plus d’1 million 600′000 fois. Ca calme. Et pourtant, tout le monde le sait, une seule visite suffit pour s’en convaincre, Virb a tout pour exploser la gueule à myspace, on s’y sent tout de suite mieux. Sauf que voilà…. myspace fait office de standard, et en matière de communication mondiale à grande échelle, c’est ça qui est déterminant. Du bétamax à Virb, la démonstration est récurente.

L’usage est déterminant en matière de culture, comme en matière de nouvelles technologies. Une communauté, myspace/virb/cqfd (ou facebook, qui vise plus les ados), ça demande beaucoup d’implication. Aussi bien pour créer sa page (design, mise à jour, contenus) que pour faire vivre le côté relationnel. J’ai 450 “amis” sur myspace, je poste parfois des commentaires, je passe parfois sur telle ou telle page, mais je suis déjà au max. Une fois qu’on s’est impliqué à un endroit, on n’a pas le temps (ou l’envie) de tout refaire ailleurs. C’est pour ça que Virb ne décolle pas.

En revanche, écoute de la musique est un usage plus immédiat, qui ne requiert pas autant de s’investir. Et là radioblog a du souci à se faire. Sur radioblog, des internautes mettent des titres en écoute, 1 par 1 ou regroupés en playlists. On l’utilise donc soit comme un juke box, soit comme une radio. Sauf qu’une radio, elle, rétribue les artistes. D’où la force de Deezer, qui a signé un accord (contesté) avec la Sacem, pour reverser une partie des recettes publicitaires. Souci : la Sacem n’est pas seule à détenir des droits sur les oeuvres musicales, et comme par hasard Universal, en tant qu’éditeur, fait les gros yeux. Ils essaient de rentabiliser leurs autres projets payants.
Grâce à Thomas Bécard (encore lui ;-) j’ai aussi découvert Jiwamusic. Autre concurrent francophone de Radioblog et Deezer. A l’étranger il en existe chaque jour de nouveaux, comme spool. Inutile de tous les connaître.

Ce qui différencie ces sites, c’est donc déjà leur légalité et leur philosophie. Sans payer un centime, en écoutant Deezer je rémunère les artistes, avec les autres, non. Ca fait réfléchir. Mais l’usage est déterminant, désolé de me répéter. Radioblog, ringardisé par les autres, me parait déjà menacé malgré sa notoriété. Car la situation est différente des réseaux de sociabilité : en quittant myspace je perds mon réseau et dois le reconstituer, tandis qu’en passant de radioblog à deezer ou jiwamusic, je ne perds rien et je gagne en confort.
Jiwamusic n’a pas encore énormément de titres (ça grimpe très vite, tout de même), mais a d’autres atouts, que je préfère. Je veux écouter du Kelis, je fais ma recherche, la base me sort x titres, et si je clique sur 10 titres, ils s’ajoutent les uns derrière les autres dans le lecteur, qui les jouera dans l’ordre que je veux. Mieux encore, si j’éteins mon ordi, Jiwa garde en mémoire ce que j’écoutais (je peux l’effacer ou le garder). Il y a encore des défauts (réglage du volume, blanc entre les morceaux), mais ça ne devrait pas durer, on en est encore à la version béta.
Là où créer une playlist est long et fastidieux sur radioblog (chaque recherche interrompt la lecture des morceaux), sur jiwa la lecture reste continue car l’écran est intelligemment divisé. Je passe quelques minutes à choisir des titres, et je laisse jouer pendant des heures. Pour mon usage, c’est de loin le meilleur site d’écoute.

Et vous?



Comments

2 Commentaires


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