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Topic: transversales
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crudités poulettes

par arbobo | imprimer | 5déc 2006

“Je te baiserai jusqu’à ce que ta bite devienne bleue”

Ce n’est pas une promesse que je vous fais, c’est ce que j’ai lu un jour dans la chronique d’un album de Liz Phair. Et comme le journaliste, j’ai trouvé ça… nouveau. Dans Flower, Liz Phair dis même à son mec qu’elle veut devenir sa “blow job queen”. Vous allez me dire, décidément arbobo tu causes plus que de cul.
Et là je vous répondrai : “heu….”

Ne détournez pas la conversation, je vous prie, alors que j’ai le courage, moah, de me lancer dans une analyse socio-politique de première bourre de haute volée. Vous savez comme moi qu’une femme ne dis pas de gros mots.  Ou alors juste un “merde” lancé froidement par une femme du genre de Carole Bouquet, et encore, dans un film, pas dans la vraie vie.
D’abord les femmes ont investi le rock, pas seulement la pop et la soul (Martha Reeves, Diana Ross), avec Patti Smith, Janis Joplin, Chrissie Hynde…. Mais il a fallu plus de temps pour qu’on leur accorde le même droit à l’outrance que les hommes. En 1969 Iggy et les Stooges chantaient “I wanna be your dog” et “penetration”. La même année, l’outrance de Joplin consistait à haranguer dieu pour qu’il lui offre une Mercedes.

Entre temps, Polly Jean Harvey est passée par là. Une des plus grandes artistes de l’histoire du rock, avec une puissance, une rage, et un dédain monumental pour les conventions. C’est différent de Donna Summer chantant I love to love you baby avec des gémissements orgasmiques. Ladonna, dont Mario C. parle tellement mieux que moi, restait la créature d’un duo compositeur-producteur, complice autant que créature mais tout de même, pas aux commandes comme une Liz Phair ou PJ Harvey.

Et ça change tout. Donna Summer, c’est une longue robe blanche et la voix caressante qui collent au prototype de l’amante dévouée, langoureuse, ou pour le dire crument, féminine (pardon pour le gros mot).
Adrienne Pauly, elle aussi, chante en robe et chaussures à talons. Elle n’a même pas les cheveux courts à la garçonne. Parce que son autonomie, sa prise de pouvoir, ne se situe pas dans sa garde robe, mais dans sa liberté de parole. Et le public ne s’y trompe pas, qui reprend en choeur les paroles de “j’veux un mec”, dans lesquelles elle explique les fleurs et les petits trucs romantiques elle en a “rien à foutre”. Elle veut un mec pour la baise. Pourquoi pas.
Quinze ans plus tôt, PJ Harvey lançait rageusement à son mauvais amant “you leave me dry“, qui en dit long sur l’absence de plaisir qu’elle a pris.

On retrouve la violence salace de Lyn Colins, qui osait chanter rock me again and again and again (baise moi encore et encore et encore), mais derrière il y avait James Brown et toute sa bande de phalocrates (d’ailleurs on l’y entend aussi dire “take your time and make me love you good”). L’aurait-on laissée faire si elle avait été blanche, soit dit en passant? J’en doute fort.
Une violence que Virginie Despentes a dû batailler pour l’imposer au cinéma avec Baise-moi, tout comme Catherine Breillat a dû batailler jusqu’à ses succès récents.

Dans l’esprit, ce sont avant tout les Riot Grrrls qui incarnent cette parole libérée, ce mouvement informel, féministe, artistique, dans lequel on retrouve entre autres L7, Bikini kill, ou les Chicks on Speed. Les Bikini kill ont intitulé un de leurs albums Pussy whipped (”chatte fouettée”), ce qui va, disons, heu… assez loin dans la crudité. Vous avez toutes leurs paroles ici. Le texte de I like fucking est un vrai manifeste féministe, pour le plaisir sexuel mais dénonçant le viol et engageant à la mobilisation collective. Un must.

Je passe sur des disques apparemment dans le sujet, parce que je ne sais pas qui se trouve derrière et dans quel état d’esprit ils on été fait : You gotta lick it (before we kick it) par 20 fingers, ou l’inénarrable Boys de Sabrina, qui dit surtout aux mecs ce qu’ils ont envie d’entendre, plutôt qu’elle ne porte une affirmation d’égalité sexuelle. Un terrain où les géniales Le Tigre portent haut les couleurs. Je vous souhaite bonne écoute !

Mais certaines, qui ne sont pas riot grrrl, sont allé tout aussi loin dans la crudité et l’affirmation de leur désir sexuel à elles. Madonna a fait avancer le schmil’ avec Like a virgin, mais une new yorkaise bien plus jeune et sacrément culottée (jeu de mot facile, mais je suis un mec facile). Kelis, avec sa bouille d’ange, a tout pété sur son passage dès son premier album. Sur son 2e, milkshake parle chaud, mais celle qui m’a collé au mur c’est son incroyable caught out there, où elle ose crier sa haine à celui qui lui en a fait baver. Pour entendre le morceau, cliquez ici, et sur la photo pour Milkshake. Et maintenant que vous avez compris le sens de “rock me” et celui de “kick it”, les paroles de Peaches en duo avec Iggy Pop n’ont plus de secret pour vous. Je trouve le titre parfait pour le dancefloor, mais le message je suis pas super client. Mais on ne peut pas dire qu’elle mâche ses mots sur celle-ci, et sur celle-là non plus.
Khia est tout aussi explicite sur ce qu’elle attend de son partenaire. Le morceau est une honnète r’n'b estivale, assez oubliable. Loin, bien loin de Kelis et de celle à qui on peut la comparer, l’autre bossy girl, Missy Elliott, qui règle ses comptes vite fait. et vante les filles qui ont des fesses.

Le carré magique est clairement plus haut. Le vrai pied !
Par ordre décroissant : PJ Harvey, Kelis, Le Tigre, Bikini kill.



Comments

1 Commentaire


  1. 1 arbobo on novembre 5, 2009 21:14

    Commentaires
    Fiou ! j’en suis tout émoustillé moi maintenant. Je ne sais pas comment je vais faire au boulot pour qu’on ne voit pas mes chaussettes !

    En revanche, rien sur les Ritsouko ? remarque, je dis ça à brûle pourpoint et je ne trouve pas de chanson.
    Camille, Anaïs, La grande Sophie, Pauline Croze… faut chercher là entre les lignes, je suis sûr qu’on doit avoir des textes subtils sur le sujet du jour.

    En fait, aucunne chanteuse francophone ne sera allé aussi loin que Jeane : “Faaaaaiiiiiiiisons l’amour avant de se dire adieu”

    A part peut être Jane période Serge.

    jmk
    Commentaire n°1 posté par Christophe le 05/12/2006 à 06h51

    pauline croze parle de tout,
    à la perfection et sans fausse pudeur, certes.
    Mais toujours avec délicatesse et poésie (ce qui n’empêche pas la dureté et le force sur le fond).

    puisque le sujet du jour est la “crudité”, on s’en écarte dès qu’il faut lire “entre les lignes”.

    PS : effectivement, on voit tes chaussettes.
    Commentaire n°2 posté par arbobo le 05/12/2006 à 10h31

    On a dit dans un comm récent qu’il fallait parler d’jeun’s alors : la ptite Britney qui chantait le fameux “hit me baby one more time” c’est quand même un peu cru entre les lignes ça…
    Commentaire n°3 posté par sev le 05/12/2006 à 13h42

    Et Chantal Goya qui parle de son petit lapin, ça compte ou je suis encore à côté de la plaque ?
    Commentaire n°4 posté par Djac Baweur le 05/12/2006 à 13h47

    Carole Bouquet balançant un beau “merde”, definitif et classe… gh gh gh gh gh…..

    Sinon, vla une nana française qui cause cul, elle aussi:
    http://www.kaptiv.com/fr/actus.php

    qxh; q sexe hash, yeah baby yeah !!!
    Commentaire n°5 posté par stefan le 05/12/2006 à 13h56

    ou la recette miracle pour avoir un comm de stefan ;-)

    bien vu sev,
    j’avoue qu’elle a tellement construit sa notoriété (au début) sur son image d’ado effarouchée que je n’aurais jamais pensé à Britney spears.

    le lapin qui tue le chasseur, djac, ayant une conception égalitariste du fémiisme, j’avais préféré passé ce pamphlet sous silence ;-D
    cruel !
    Commentaire n°6 posté par arbobo le 05/12/2006 à 14h03

    Britney? sexe????
    Moi, je ne vois qu’une pondeuse peroxydee, qui a visiblement adopté une demarche marketing pour assurer le socle financier de son reel desir, etre une bonne housewife bien standard. Desesperant…

    Par contre, “Andy” par les Rita, ça c’est autre chose, plus subtil et bien plus fort en realité..

    ps: Fanny Ardant aussi, elle doit avoir le “merde” tres, heu, aphrodisiaque
    Commentaire n°7 posté par stefan le 05/12/2006 à 14h10

    tenez… Donna Summer “love to love you baby” (eventuellement le Orgasm remix)… gnahhhhhhhhhh
    Commentaire n°8 posté par stefan le 05/12/2006 à 14h16

    wouuuups, Donna deja dans le commentaire… Sorry, pourtant, juré, jsuis à jeun
    Commentaire n°9 posté par stefan le 05/12/2006 à 14h25

    et donna déjà dans l’article lui-même, ça va de soi (avec un lien comme aç),
    puisque c’est le disque qui a mouillé le plus de caleçons il y a tout juste 30 ans (ce qui fait entre 45 et 60 ans pour les tricards concernés, qui feraient bien de se mettre à PJH ou kelis sans tarder :-)
    Commentaire n°10 posté par arbobo le 05/12/2006 à 14h43

    C’est un problème générationnel Stefan, Fanny Ardant certes, mais pour moi qui ait 23 ans à peine, je me sens plus concernée par Britney l’innocente…
    Commentaire n°11 posté par sev le 05/12/2006 à 14h59

    c’est marrant sev, j’ai une autre connaissance qui vient juste d’avoir “23 ans” elle aussi ;-)
    (soit 1 an de plus que stefan :oD
    Commentaire n°12 posté par arbobo le 05/12/2006 à 15h05

    Haaa, ben d’accord, avec mes dix ans et demi, je comprends mieux maintenant le décalage…
    Commentaire n°13 posté par Djac Baweur le 05/12/2006 à 15h15

    Djac, côté culture populaire essaye plutôt les sucettes à l’anis ;-)
    Commentaire n°14 posté par Anna le 05/12/2006 à 15h46

    Diiiiiis Annaaaaaaa, c’est quoiiiiiiii les sucettes à l’aniiiiiis ??
    Commentaire n°15 posté par Djac Baweur le 05/12/2006 à 15h52

    C’est une chanson de Gainsbourg, interprétée Par France Gall qui apparemment n’avait pas compris qu’on pouvait prendre cette chanson de manière moins… innocente.
    Paroles.
    Commentaire n°16 posté par Anna le 05/12/2006 à 17h27

    C’était pas vraiment ça ma question (mais, adorable et serviable comme toujours, tu m’apportes même les réponses que j’avais pas demandées… :o)

    Ma question, c’était plutôt du genre :
    Annaaaaa, céééé quoiiii, cette bouteiiiiille de léééééé ?

    Pis je voulais rajouter que c’était ceux qui en parlaient le plus qui en faisaientt le moins, histoire de casser arbobo et son billet à mort, mais en fait je m’aperçois que ceux qui en parlent pas du tout le font pas du tout, et comme, à la réflexion, je fait précisément partie de ces cas-là, je vais fermer mon clapet…
    Commentaire n°17 posté par Djac Baweur le 05/12/2006 à 17h36

    djac, tu auras même remarqué que j’en parle… de plus en plus !

    ;oD
    Commentaire n°18 posté par arbobo le 05/12/2006 à 17h44

    (((Djac)))
    Commentaire n°19 posté par Anna le 05/12/2006 à 18h21

    c’est juste pour dire que je sais pas quoi dire.
    mais j’ai envie de le dire.
    parce que c’est pas pour dire, mais question décalage…. ouh laaaa!, je suis sur un autre planète, c’est rien de le dire.
    Commentaire n°20 posté par rififi le 05/12/2006 à 19h32

    vous connaissez peut-être une ballade soul des années 70, I feel like making love.
    il en existe beaucoup de versions, toutes de la même décennie,
    dont une par Roy Ayers, instrumentale, ou une par Jocelyn Brown (une chanteuse funk pas dégueu).
    Mais ausis une version par Roberta Flack, dont vous avez déjà entendu la voix langoureuse vous sussurer “killing me softly with his song” (c’est elle qui a créé la chanson).
    Chanté par elle, le titre acquiert une douceur qui lui retire presque sa crudité.

    Un peu comme l’incroyable Inside my love de Minnie Ripperton, dans lequel elle invite son amant “you can stay inside me”. Le titre a 30 ans, décidément les noires faisant de la soul avaient plus le droit de parler de sexe que les autres femmes, dirait-on.j’ai cité si souvent ce titre sur ce blog que j’ai réussi à l’oublier dans ce billet, un comble :-)
    à écouter d’urgence ici :
    http://www.radioblogclub.com/search/0/riperton_inside
    Commentaire n°21 posté par arbobo le 06/12/2006 à 01h34

    Ramon et Pedro

    2es
    Commentaire n°22 posté par Christophe le 06/12/2006 à 07h04

    La Jalousie des Rita, donc.
    A écouter et à lire les paroles sur le fil du rasoir.
    “A ton boulot, tu penses à elle, elle est aaailleurs avec sa COnne de mère, qui croit qu’elle est encore à elle, celle là un de ses jours je l’ENculerai, elle croit qu’elle est le père de mon fils, sa sale gueule sa laideur me tourne le cœur, merde à la fin je voudrais avoir cette femme que j’aime pour moi seul”

    L’un des plus grandes chansons françaises, et pas pour les gros mots.

    8h9 (mais non, il est 8h19)
    Commentaire n°23 posté par Christophe le 06/12/2006 à 08h20

    Au fait, je crois que nous sommes tous d’accord pour laisser de côté les chanteuses graveleuses ou paillardes, dont Colette Renard est le top. Une crudité finalement assez limitée, car elle n’est pas si choquantes. Le fait d’ouvrir un registre spécialisé (la chanson paillarde en l’espèce) casse cette crudité.

    Au fait, qu’en pensez-vous les filles de cette crudité féminine ? N’est-ce pas plutôt un fantasme homosexuel (tant pour les mecs que les filles d’ailleurs), où la brutalité de l’expression le plus souvent sexuelle phallicise (s’y j’ose dire) le propos, le positionnement.

    Hm ?

    3ey
    Commentaire n°24 posté par Christophe le 06/12/2006 à 08h24

    A propos de “la violence salace de Lyn Colins, qui osait chanter rock me again and again and again (baise moi encore et encore et encore)… L’aurait-on laissée faire si elle avait été blanche, soit dit en passant? J’en doute fort.”

    Ca m’a trituré ce que dit Arbobo, et je pense aussi que c’est dramatiquement vrai. C’était plus acceptable parce que c’est une noire en rut, une chienne, et que ce n’est pas étonnant finalement que ces gens s’expriment comme ça.
    D’ailleurs, si la Décadanse a fait scandale, la crudité de la situation était adoucie par la sensualité douce du morceau. Idem quand Serge fait chanter “des Aah et des ooh” ou “69 année érotique”. Candeur fait passer crudité. L’escellement salace sucettes était d’ailleurs le bijou en la matière.

    Au passage, j’ai quelques morceaux où les artistes (des mecs généralement) utilisent des râles féminins en font, jamais masculins. Beastie Boys sur Paul’s boutique, Prince plusieurs fois, 2 many dj’s…

    Enfin, ayant été au courant de la préparation de cet article, je suis étonné de ne pas y retrouver au finale de trace de Nina Hagen. Est-ce en réserve d’un futur article Arbistrot ? (désolé d’avoir éventé le sujet alors).

    Bon, j’espère que vous aurez des réactions sur ce comm et mes précédents et qu’Arbamboula ne va pas poster un autre article tout de suite.

    Allez : au boulot !

    ehe (hehehe)
    Commentaire n°25 posté par Christophe le 06/12/2006 à 08h35

    pour les aproles en anglais de nina hagen , je vois pas.
    et l’allemand est pour moi une langue très étrantgère
    Commentaire n°26 posté par arbobo le 06/12/2006 à 10h36

    oui oui, les râles pour exciter les mâles, c’est certain,
    comme le “french kiss” de Lil’ Louis, un des premiers gros tubes techno (pas mal du totu, d’ailleurs).

    mais le sujet du billet c’est exactement l’”inverse comme tu l’as vu, la question n’est ni de plaire ni de déplaire aux mecs, c’est d’être libre d’exprimer ses désirs, et pourquoi pas sexualité, comme femme, sans plus de tabou que les artistes hommes depuis bien longtemps.
    C’est pour ça que je souligne l’ambiguité de Lyn Collins et de Donna Summer, qui ne sotn pas des artistes indépendantes et qui, je crois, ne sont pas des exemples de cette parole libérée.
    Nina Hagen a eu cette parole libérée dans son discours, ses interviews, son attitude. Là je m’en suis tenu aux contenus des chansons, mais si on élargit elle y a sa place, ça va de soi.
    Commentaire n°27 posté par arbobo le 06/12/2006 à 11h15

    Vite un germaniste distingué pour nous traduire Nina !

    g7h
    Commentaire n°28 posté par Christophe le 06/12/2006 à 11h23

    ou même un germaniste un tantinet vulgaire, on n’est pas sectaires….
    Commentaire n°29 posté par arbobo le 06/12/2006 à 11h24

    Ah, on cause de moi, futur munichois que je suis.
    Bon, j’ai lu les paroles de Khia, c’est d’une rare vulgarité, ce n’est pas du sexe, c’est de la competition avec la vulgarité masculine. Bref, naze.
    Sinon, y a ça à lire dans le Libé d’aujourd’hui: le portrait d’un grand, grand bonhomme du rock’n'roll dans sa version qui sent la biere, la couille et la sueur:
    http://www.liberation.fr/transversales/portraits/221396.FR.php
    Commentaire n°30 posté par stefan le 06/12/2006 à 12h53

    je me rends compte avec effroi que le lien que j’ai mis va - encore!- me faire passer pour un vioque, moi qui ne suis pourtant pas de la generation de Fanny A (et ça m’empeche pas de la trouver excessivement sexy. Fanny, c’est qd tu veux, où tu veux , comme tu veux).
    Alors je me rattrape avec un texte dont je ne sais pas s’il a été ecrit par une femme (et si ça n’est pas le cas, c’est remarquablement bien vu de la part du mâle qui a ecrit ça), mais tres bien ecrit, et revendicatif;il s’agit de “sensual woman” par The Herbaliser (sur l’excellente B.O. de Snatch que j’avais deja mentionée):
    http://www.lyricsondemand.com/soundtracks/s/snatchlyrics/sensualwomanlyrics.html

    Quand je lis ça, ça me rend tout chose. Quand je l’entends, sussuré par cette voix de velours, je craque complet…
    Commentaire n°31 posté par stefan le 06/12/2006 à 13h44

    Tof t’es célébré dans TRA réel INTERNET : la gloire
    Commentaire n°32 posté par cactus aime le mot dit le 06/12/2006 à 18h41

    A quand la gloire de l’arboblog dans les inrocks?

    A part ça, pour un comm, chuis pas inspirée là.
    Les désirs des filles, ça m’émeut poin, bicoz j’en suis une (quoique, des fois, je me d’mande…)
    Ceux exprimés par les messieurs sont monotones et répétitifs (généralement, que les zhoms qui font exception à cela ne râlent point).
    (et je cause de ce qui est dit en musique avec paroles)
    (et oui encore des thèses et des parents)
    (et zut)
    et donc fin du comm.
    (j’ai pitié de vous)

    Commentaire n°33 posté par mebahel le 06/12/2006 à 19h57

    Mais quand même, je vais faire une parenthèse:
    allez les filles: causez-en, ne laisser pas ces coqs prétentieux perchés dessus vous manger le plaisir sur le dos (copyright georges brassens agencé par bibi)
    et chantez in petto…
    95 fois sur cent…..
    Commentaire n°34 posté par mebahel le 06/12/2006 à 20h00

    >causez-en : ah oui, fffff, c’est facile de se défiler ;-)
    bon alors, …… pareil que le comm 33

    quoi ça suffit pas ? quoi réfléchir ? .
    … peut-être

    (MC5 : c’était pas un boys-band ça ??)
    Commentaire n°35 posté par rififi le 06/12/2006 à 20h29

    Je me défile pas, hé, je m’adressais aux filles qui chantent, puisque c’est quand même de ça que traite le post initial.
    Elles chantent ET elles disent des choses.

    Or moi je chante pas.
    Pas comme ça.
    Surtout quand je …
    Ahem.

    Bon toi preums hein rififi.
    Commentaire n°36 posté par mebahel le 06/12/2006 à 20h54

    remarque nocturne :
    >comm27 arbobo “… le sujet du billet …, la question n”est ni de plaire ni de déplaire aux mecs, c”est d’être libre d’exprimer ses désirs, et pourquoi pas sexualité, comme femme…”

    donc liberté = crudité ??? humphh
    Commentaire n°37 posté par rififi le 07/12/2006 à 02h28

    Ha ouais, toi aussi ça t’a fait bizarre, rififi… chuis pas toute seule alors :-)
    En un moment fugace j’ai même envisagé de lire ça comme:
    liberté d’exprimer ses désirs=celle de montrer sa vraie nature de s….(c’est bien connu, c’est la vraie nature des vraies fâmes, dès qu’on leur lâche un peu la bride, hein)
    Mais bon, quand même, venant d’arbonbon, j’peux pas croire ça ….j’ai chassé le fugace….
    Commentaire n°38 posté par mebahel le 07/12/2006 à 03h15

    vous êtes hallucinantes, on dirait que vous découvrez mon blog et la manière dont j’y parle des musiciennes.
    Que je sache, la liberté de parler sans crudité, les femmes l’ont toujours eue puisque justement on leur a longmtemps refusé la crudité. Quand je parle de liberté c’est une possibilité supplémentaire que je parle. Je ne suis pas de ceux qui croient à “la féminité”, surtout si cette féminité se devait d’être nécessairement délicate, fragile, polie… PJ Harvey et Kelis sont tout aussi femmes que pauline Croze ou Cat Power. Sauf que les premières n’existaient aps et ne pouvaient pas exister il y a 40 ans. C’est sans doute plus calir dit de cette façon
    ;-)

    à croire que vous le faites exprès ;-)

    désolé de vous avoir induites en erreur, mais si je commence à vous exposer point par point mes opinions féministes on a pas fini avant la fin de l’année ;-p

    le sujet était la crudité. Mes auteures de chevet sont duras, toni morrison, dorothy parker, sylvia plath (pour ne parler que des femmes), autant de femmes libres et que j’admire, et qui ne sont pas dans la crudité.
    Puisqu’apparemment mes intentions n’étaient pas suffisamment claires, je rpécise que ce qui m’intéresse là-dedans c’est que les femmes s’autorisent (en premier lieu) et soient socialement autorisées (ce qui est secondaire mais important) à exprimer des désirs sexuels de manière crue. Que je sache, les chanteurs non plus ne sont pas tous dans la crudité, et si ça vous avait effleuré vous ne m’auriez pas fait ce faux procès, mais bon, passons, c’est toujours bien de s’expliquer.
    Comme je le dis à un moment, la grossièreté et la violence étaient des monopoles masculins, voire des signes extérieurs de virilité.
    Les aproles de Khia, comme stéphane le dit, sont purement salaces et à mon avis sans intérêt en elles-mêmes.
    Mais certaines paroles, surtout celles de Pauly ou de Kelis, prouvent qu’aujourd’hui si une femme veut exprimer ce type de désirs ou dire des choses très crues dans ses chansons, elle le peut.
    C’est cette possibilité qui m’intéresse, qu’une frontière a sauté.

    Lorsque je dis clairement que Donna Summer n’entre pas dans le cadre de ce que je dis parce que ce qu’elle chante est calibré par des mecs et pour des mecs, c’est pourtant clair (idem quand je dit que “boys” de Sabrina ne fait que servir aux mecs ce qu’ils ont envie d’entendre). Et comme christophe l’a fait remarquer, les râles de jouissance féminins, ce sont les hommes qui en mettent dans leurs morceaux (donna summer n’est qu’interprète), pas les femmes. Et ilo a bien fait de le noter car c’est important.
    Les paroles de Kelis ou de PJ Harvey n’ont pas pour but d’exciter, ni les hommes ni les femmes. Justement, elles échappent à cette plaie des discours de femmes calibrés par le désir des hommes.

    Idem pour Virginie Despentes, je n’aime pas spécialement ce qu’elle fazit, mais je trouve salutaire et important qu’elle ait écrit et réalisé Baise-moi.
    Fin de l’explication
    Commentaire n°39 posté par arbobo le 07/12/2006 à 10h56

    bon, pardon si le comm précédent est un peu agressif,
    j’étais tout chagriné de cette incompréhension (qui par définition m’est principalement imputable)
    Commentaire n°40 posté par arbobo le 07/12/2006 à 11h08

    Ah oui, quand même, t’as l’air vachement en colère Arbubblegum !
    Te laisse pas faire par les commentaires des pouffes, elles le font exprès pour te faire monter au cocotier et reluquer tes coucougnettes. ;o)

    Remarque, je connais une fille qui écrit des trucs super sympas sur la musique (aujourd’hui les roots du rap), ça s’appelle le bruit qui pense, et c’est animé par Amaelle qu’on visite là : http://blog.bruitquipense.info/ ou en cliquant sur le lien dynamique ci-dessous après ma signature.

    c8q (un suffit merci)
    Commentaire n°41 posté par Christophe le 07/12/2006 à 11h15

    Aïe Aïe Aïe
    je savais que j’aurais pas du écrire ça ! :-(
    j’écrirai plus jamais la nuit.

    en fait, comme Mebahel l’a dit (je me sens un peu moins seule… ) c’était justement tellement surprenant de ta part que ça m’a fait tout drôle ..
    j’aurais du rajouter un smiley on fait jamais assez attention.

    bon, et j’ai très bien compris ce que tu voulais dire dans ton billet, c’est tout à fait clair et tout à fait vrai. le pire, c’est que je voulais juste répondre à christophe, et puis… et puis…
    rhooo je m’enfonce, je vais retourner me cacher sous la couette, il n’y a que là que la vie est rose ;-)

    ((((arbobo))))

    (y’a rien d’agressif dans ce que tu dis :-) )
    Commentaire n°42 posté par rififi le 07/12/2006 à 11h32

    Et dans le genre intelligent et musical, n’oubliez pas non plus de visiter http://gimmicksecouez.blogspot.com/, le blog de Marvin Rouge le tourangeot qui visite ici de temps à autres (en lien aussi en haut à gauche de cette page, rubrique des liens)

    c6b (si bon si boonn..)
    Commentaire n°43 posté par Christophe le 07/12/2006 à 11h35

    Ah parce que ça va être aussi ma faute maintenant !!??? ( ;o) )

    twb (coulé)
    Commentaire n°44 posté par Christophe le 07/12/2006 à 11h49

    pas grave rififi,
    c’était clair (si tu le dis), maintenant ça l’est 2 fois plus
    ;o)
    Commentaire n°45 posté par arbobo le 07/12/2006 à 11h50

    Rarrglll j’aurais dû mettrer un nombre kôlôssal de smileys, car, comme le dit rifii, venant de toi je ne pouvais pas croire ce fugace et donc, c’était tout à ton honneur que ça soit pas le cas.
    J’le f’rai pu.
    En même temps vu l’heure qu’il était j’me suis exprimée comme un manche de pelle.

    mea culpaaaaaa
    Commentaire n°46 posté par mebahelcontritecommeunefritemolle le 07/12/2006 à 11h53

    C’est marrant ça mebahel, j’avais pas remarqué la contrition résultant du ramollissement des pommes de terre cuites dans un bain d’huile ;o)

    la frite est molle ? La frite est molle ? Passe moi Boudoni, passe moi Boudoni !

    yjp
    Commentaire n°47 posté par Christophe le 07/12/2006 à 11h59

    Ayé ! Depuis d’taleur j’en cherchais une, et je l’ai. Erykah Badu la sublime, l’icône de la nu-soul qui peut renvoyer Beyoncé, Missy Elliott et toutes leurs copines pleurer dans les vestiaires (enfin ça n’est que mon avis et je le partage). Eh ben, I Want You sur son album Worldwide Underground, c’est pas fabuleux ça ? À la fois cru et cérébral, si c’est possible ;-)
    Commentaire n°48 posté par Ama-L le 07/12/2006 à 13h30

    Au fait Christophe, merci pour la pub d’enfer que tu me fais :-D J’espère que si tu gardes mon adresse dans ta signature, c’est pas par volonté d’annexion !
    Commentaire n°49 posté par Ama-L le 07/12/2006 à 14h00

    Ama-L, j’ai effectivement posté à droite à gauche en gardant ton adresse dynamique. J’espère que ça te nuira pas trop ;o)

    slt (slut ? le bot a le sens du thème arbobesque)
    Commentaire n°50 posté par Christophe le 07/12/2006 à 14h47

    Slits, plutôt.
    et ça reste dans le ton ;-)

    (groupe punk 100% féminin de la fin des 70s, dont il faudra que je cause un de ces jours)
    Commentaire n°51 posté par arbobo le 07/12/2006 à 14h55

    et faites un tour en effet chez ama-L
    une fille qui aime erika baduh, pensez-donc,
    si c’est pas cool ça :-)
    on en reparlera, et de Me’Shell N’gedeocello aussi.
    Commentaire n°52 posté par arbobo le 07/12/2006 à 14h58

    Execelllllente idée ça, de parler des Slits :-D
    J’attends ton article avec impatience.
    Commentaire n°53 posté par Ama-L le 07/12/2006 à 15h30

    Les frites molles, c’est pÔ bon. Les seules vraies bonnes frites sont faites avec des vraies pommes de terre à frites, pas congelées, et cuitets en deux fois dans de la graisse de boeuf.
    C’est pas light, mais mamma mia que c’est bon !
    Commentaire n°54 posté par Anna le 07/12/2006 à 15h45

    les frites molles c’est nul (et la ch’ti s’y connait)
    mais les pates à la boudoni, houlalalalalalalala
    Commentaire n°55 posté par arbobo le 07/12/2006 à 15h49

    C’est co ?
    Commentaire n°56 posté par Anna le 07/12/2006 à 15h51

    Enfin, comme quoi, hein, d’une façon ou d’une autre, suffit de parler cul pour récolter du comm’…
    :o))
    Commentaire n°57 posté par Djac Baweur le 07/12/2006 à 19h23

    Stuveux je vais parler du Q chez les matheux?
    Chuis très douée pour dire des cuneries, des fois.
    A preuve post ici plus haut, qui a malencontreusement énervé arbie, lequel, encore eût-il fallu que je le susse, est très sensible d’un certain bout de la lorgnette quand elle est empoignée du mauvais côté par les commentateuses.
    acmé du soir, bonsoir.
    Commentaire n°58 posté par mebahel le 07/12/2006 à 19h48

    Rhaaa pressée d’aller causer chez djibi j’ai oublié les smileys ici:
    :-)
    ;-)
    :-D
    voilà voilà.. humour humour
    pancarte.
    pan!
    (carte?)
    Commentaire n°59 posté par mebahel le 07/12/2006 à 20h03

    let it be !

    …………………..dit l’époux !

    ainsi soit-il !

    Perso des matheux qui parlent Q je trouve ça normal à cause de la trigo et de pipi-r3 ( même pas honte en plus de mon clair asile Boutonnat Mi-laine )
    Commentaire n°60 posté par cactus vieux gong en tong le 07/12/2006 à 20h14

    je viens d’entendre ça:
    http://www.dailymotion.com/video/x1mmc2_la-fille
    Commentaire n°61 posté par mebahel le 09/04/2007 à 07h55

    effectivement on peut difficilement mieux coller au sujet :-p
    Commentaire n°62 posté par arbobo le 09/04/2007 à 12h55

    j’écoute en ce moment Terry poison, un grope qui a fait le festival “les femmes ‘en mêlent” au printemps mais que je n’écoute que maintenant.

    un groupe de filles directement dans la lignée electro-punk de Le Tigre ou Chicks on speed, avec beaucoup de paroles très sexuelles.
    un clip ici
    http://www.youtube.com/watch?v=NPym0atJvdM

    leur myspace là
    http://www.myspace.com/terrypoisonmusic

    du bon dancefloor, mais les aproles décapent bien à l’émeri aussi.
    Commentaire n°63 posté par arbobo le 23/11/2007 à 12h38

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