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Adam Kesher, Challenging nature. Un peu plus épicé que nature.

par arbobo | imprimer | 20août 2010

Confirmer ou surprendre ? Assurer ou décevoir ?

A entendre la musique d’Adam Kesher, le groupe n’est pas du genre à se poser trop de questions. Il se pourrait même qu’ils deviennent rapidement « le » groupe efficace de nos contrées.
Le premier album contenait déjà un des gros titres de 2008, Local girl. Un excellent cocktail, rentre-dedans, dansant, aisément identifiable et mémorisable, bref un tube s’il était un peu plus passé en radio.

Pour ce deuxième album, le groupe a fait quelques aménagements intérieurs, mais on retrouve la baraque à peu près comme à notre dernière visite. Mieux produit, ce disque est aussi un poil plus sage, plus électro et plus pop. Les claviers un tantinet années 80 ont remplacé le côté crado de certaines guitares du premier album (quoique c’est surtout sur scène que c’était sensible). Mais Challenging nature n’en est que plus accrocheur.

La nu-rave anglaise s’essouffle, si on croit les déçus du nouveau Klaxons (mais fallait-il en attendre grand-chose ?) et la quasi disparition des Rapture et des Rakes. Peu importe, on a ce qu’il faut sous la main, de quoi tenir toute la nuit et se faire des potes à chaque nouvelle chanson.

Adam Kesher grimpe les marches, l’écriture est de plus en plus assurée, le dosage mieux maîtrisé, la production à la hauteur. Le premier EP Modern times sonne presque un peu criard par comparaison, mais c’est bien un groupe qui progresse, on aimerait que tous en soient capables. Pour commencer ils ont bien fait d’abandonner ce côté new wave à la siouxsie qui ne leur convenait pas des masses.

Là où le premier album sonnait encore assez rock, dans la production, dans le son de batterie, dans le rythme plus carré, Challenging nature tourne autour du clavier. La rythmique est électronique, le chant est moins masqué par des filtres… Pas surprenant de retrouver Zdar derrière la console pour deux titres, “le” Zdar de Motorbass et de Cassius.
Le ton est donné, Challenging nature sera plus sexy, plus disco, plus dancefloor. Mais en gardant comme point de repère les années 80, qui leur servent de fil conducteur depuis les débuts. Même si contrairement à leurs compagnons de label Fortune, autre sensation électro-dance de l’année, Adam Kesher laisse revenir son côté pop. In extremis, sur Waterfall puis ce Julien Julie final, dont on ne sait pas s’il nous ramène aux débuts du groupe, qui donne sur scène dans le rock à gros volume, ou s’il annonce un nouveau virage pour un album futur.

On est vite fixés avec le clavier de Hundred years later, ses changements de hauteur insidieux. Ca dérape, on ne sait pas trop où ça nous emmène, et le refrain disco est une surprise de plus. C’est bel et bien le clavier qui a pris le pouvoir. A tel point qu’on les verrait bien sur la même scène que Neimo, autres français accros des radios anglaises. Dans le genre entrée en matière, le disque envoie dans le mille et met la main au paquet sans préliminaires.

Mais la raison qui nous fait aimer ce disque, c’est Attraction. Ce midtempo, groove pépère calibré pour siestes crapuleuses, c’est pile ce que les années 80 avaient donné de meilleur au dancefloor. Un peu rêveur, un peu sexy, borderline, le genre de chansons qui feraient un bon portrait d’Effy, la turbulente héroïne de Skins. C’est le genre de morceau qui débute quand on commande un verre acoudé au bar, et qui se termine quand on pose les deux verres sur le rebord de la baignoire.
Ajoutez le quasi Depeche mode Blue purple, la ligne de basse imparable de Armed hands, les deux notes entêtantes de Kiss me Kinski, ce disque devient une vraie usine à tubes. Un disque années 80 jusque dans ses faiblesses, dans sa manière de n’être intéressant que morceau par morceau, ou dans son curieux échec à élever le tempo sans dérailler (le début de Hour of the wolf) comme sur un Gravy train qui fait du Rapture sans rien y apporter.
Vous aviez oublié que le dancefloor frenchy était l’étalon de l’efficacité, de Cassius à Mirwais ou Daft punk ? Adam Kesher est bien décidé à vous le rappeler, vous pouvez faire le plein de verres à Martini et inonder votre carnet d’adresse d’invitations salaces.

Adam Kesher - Hundred Years Later from Disque Primeur on Vimeo.

Challenging nature sort le 30 août, chez les Disque primeur



Comments

3 Commentaires


  1. 1 Benjamin F on août 20, 2010 16:23

    Mouais mouais mouais, j’ai ça trouvé assez insipide. Ça fait pas avancer le schmiblic comme dirait un pote à moi…

  2. 2 arbobo on août 20, 2010 16:37

    ah ça, si j’écoutais que des trucs qui vont de l’avant, je garderais juste une vingtaine de disques ^^

    d’où le maître mot ici : efficacité :-)
    Un peu plus varié et mélodieux que Fortune, c’est juste balancé et crapoteux comme il me faut, avec la touche disco qui va avec (et que tu n’aimes probablement pas, justement)

  3. 3 Charly on août 23, 2010 17:44

    Quelqu’un peut me dire a quoi leur sert le plexi au final?

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