Fishermen three : la maman des poissons, elle est bien gentille

par arbobo | imprimer | 25avr 2009

Dans un festival (Mo’Fo, février 2009)l es plus grands plaisirs ne viennent pas tous des têtes d’affiche annoncées. Mais je suis de parti pris, car ces Fishermen three là, je savais qu’ils ont invité Lisa Li-Lund pour une partie de leur tournée, ce qui me les rend d’emblée bien sympathiques.

Un trio, donc, même si quelques cuivres pointent aussi leur nez sur l’album. Le talent quand on fait de la pop, c’est d’entrer tout de suite dans l’oreille, et d’y rester. Plus c’est “facile” pour l’auditeur et mieux c’est, à condition bien sûr de ne pas avoir entendu cent fois la même chose.

Avec les Fishermen three, on est dans un univers musical, cher à Lisa Li-Lund, joliment représenté. Un peu moins rétro et lyrique qu’Elvis Perkins, un tantinet plus rock que les Pale Fountains malgré la trompette, plus proche peut-être de l-ll ou de Julie Doiron. L’art de la légèreté. Un art cultivé par des amateurs des disques du label Cherry red, par exemple, auquel on pense souvent à l’écoute de ce disque attachant, sorti sur le label confidentiel Hype city de Bergen (Norvège).

Après quelques écoutes vous vous laisserez séduire par les paroles tout autant que les compos. Une touche d’humour noir (making love is hard when you’re living in a graveyard*), une mélancolie affichée malgré le ton léger à l’oreille (Golden pain, If you ever return…), Simon Beins sait écrire, en particulier dans Obsession (it ain’t love) :

“just a simple experiment,
in a bedroom with a closet
I was the only one who saw it
your body came accross
I was guided by science…”

Toute la chanson est de ce niveau, et portée par quantité de trouvailles, un rythme à rebondissements, et tout ce qu’il faut pour devenir la vedette de votre ipod :-)
Simon Beins et ses comparses, Raphi Gottesman à la batterie, Jack Lewis à la deuxième guitare, prennent la scène avec bonne humeur, tout est bon enfant. Mais ce qui sépare leur prestation d’un concert de fin d’année de lycée, outre la qualité technique, c’est tout de même une dose de talent qu’on aimerait croiser plus souvent.

Simon n’est pas le plus expansif, mais il s’en donne à coeur joie à la guitare, et ne voit pas d’inconvénient à laisser une partie du chant à Jack. Est-ce cet ego peu envahissant qui est la cause d’une si faible notoriété?
Retenez en tout cas que Rosina on every balcony est un des très beaux albums de cette année. Souvent entrainant, parfois dansant, jamais ennuyeux, toujours lumineux, plus d’une fois brillant. Une découverte, oui, mais probablement plus :-)

Lundi, on vous fait gagner l’album :-)

* : “c’est galère de faire l’amour quand on habite un cimetière”



Comments

1 Commentaire


  1. 1 Ardalia on avril 25, 2009 17:49

    Mais moi, je l’aime bien avec une sauce au beurre et du citron (évidemment).

    Impossible de ne pas faire l’ardouille, euh… l’andouille, surtout venant quasi directement de là :
    http://www.article11.info/spip/spip.php?article380
    Est-ce que tu vas parler un jour des Ditty Bops (ou est-ce que c’est déjà fait, merci pour toi…) ?

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