Related

  • No related posts found.
The Author
Topic: interviews
Tags: , , ,

Au revoir Simone, l’interview

par arbobo | imprimer | 5juin 2007
“Au revoir Simone”, ce n’est pas seulement une phrase prononcée avec un accent à couper au couteau par Pee Wee Herman à un personnage secondaire dans Pee Wee’s big adventure de Tim Burton. Cette phrase a tellement amusé ces trois américaines qu’elles l’ont choisi comme nom de leur groupe.
Au revoir Simone, c’est un premier album 8 titres, Verses of confort, assurance and salvation, qui s’ouvre sur le superbe
Through the backyards of our neighbours, avec sa pulsation entêtante, et se clôt sur le tout aussi beau Stay golden. Comme ces filles sont franchement super, elles ont mis Through the backyards en téléchargement gratuit sur leur site. Merci et bravo. Le deuxième album, The bird of music, paru l’an dernier, frappe très fort d’entrée de jeu lui-aussi grâce à the lucky one que j’aime tout particulièrement.
J’ai découvert ces disques longtemps après le buzz qui les a propulsée en 2006 au top de la coolitude mondiale, et je ne suis que plus heureux de ne pas, finalement, être passé à côté.
Plus ça va et plus on entend parler de ces 3 musicien- nes aux voix agiles, et on peut les voir, chacune à un clavier, un peu partout dans le monde. Prochain concert français, le 23 juin au Trabendo. Ce sera au moins le dixième en quelques mois dans notre pays. Mais elles courrent tellement que je n’ai pas réussi à les croiser, et c’est par mail que Annie Hart a accepté de répondre à mes questions. Pour l’interview au grand complet avec Erika Forster et Heather d’Angelo, il va falloir attendre. Merci à Rod Sherwood pour son aide et pour les photos.
L’interview originale
en anglais est ici, pour celles et ceux qui préfèrent.
Vous êtes en tournée depuis des mois. Vous avez dit ne pas être surprises que le Japon s’intéresse à vous, mais vous passez aussi beaucoup de temps en France (festival des Inrocks, Les femmes s’en mêlent à Paris et en province, Fondation Cartier en mai, le Trabendo en juin…). Comment est le public français?
Annie : En France le public est gentil et enthousiaste. Les gens sont si chaleureux et ouverts. Nous aimons jouer ici.

En tournée, qu’est-ce qui vous manque le plus d’un point de vue musical? Vos disques? Une salle de concert?

Annie : Aller voir jouer les groupes de mes amis à Brooklyn, rattraper avec eux le temps perdu et y trouver l’inspiration.

Sur cette tournée, vous accompagnez souvent Peter, Bjorn and John, mais aussi beaucoup d’autres groupes. Par exemple Joan as police woman, qui vous aime beaucoup, a fait votre connaissance sur une scène parisienne, et vous avez aussi partagé la scène avec le Konki duet. De tous les artistes que vous avez croisés sur cette tournée, quelle est votre plus belle découverte?

Annie : J’aime vraiment la plupart des groupes avec qui nous avons joué en tournée, et chacun d’eux est génial pour une raison différente, comme les pommes et les oranges. Nous venons de jouer avec Slow club, un groupe de Sheffield en Angleterre, qui joue une musique vraiment fun et intelligente, avec des percussions intéressantes et de grandes voix. En plus, ils sont super pour danser sur la piste après le concert. Et ça, c’est imbattable.

En interview, vous citez aussi bien les anglaises Electrelane, que Brian Wilson. Votre chant, ce goût pour les choeurs, il vient plutôt de Brian Wilson ou de Stereolab?

Annie : Ca vient de tout ce qu’on peut trouver pour se débrouiller dans le studio, pour tirer parti de nos ressources.

Annie, vous adorez programmer la boîte à rythme, mais est-ce qu’on peut vous imaginer avec un batteur.

Annie : Oui, sur The bird of music mon mari Doug Martin, du groupe Dirty on purpose, nous a accompagné sur certains morceaux.

Les clapements de mains sont très à la mode, et ils ont aussi un côté rétro. En dehors de votre côté pop moderne, il y a un côté Phil Spector/Ronnettes dans vos rythmes et vos batteries, et même un peu de gospel dans le chant de the lucky one. Et dans le même temps vos claviers electronica me font penser à Swayzak ou Client, voire Mono. Est-ce que vous retrouvez votre musique dans ces comparaisons?

Annie : Carrément !

Vous êtes basées à Brooklyn, mais ça fait maintenant une éternité que vous êtes en tournée. Où écoutez de la musique? Etes-vous du genre à aller beaucoup aux concerts, aller dans les clubs? Vous êtes plutôt CD dans la voiture ou ipod?
Annie : Je n’ai ni voiture ni ipod, alors quand je me ballade en fait la plupart du temps je suis en train d’écrire de la musique, même si ce sont juste des chansons idiotes. A la maison je vais à des concerts à peu près une fois par mois, c’est à dire autant que je peux, honnêtement.

Vous jouez toutes des claviers, vous en collectionnez, vous devez accorder beaucoup d’attention au son. Jusqu’où pouvez vous aller pour trouver le son précis que vous voulez?

Annie : On peut passer des heures, des semaines, à expérimenter. C’est vraiment marrant!
Through the backyards apparaît dans la série Grey’s anatomy, mais votre relation au cinéma semble plus profonde que ça. Le choix du nom de votre groupe, le fait que vous ayez insisté pour participer à un événement avec David Lynch… A quel point est-ce que cela intervient dans l’écriture de vos chansons? Est-ce que vous diriez que vos chansons sont cinématographiques?
Annie : Quand j’écris des chansons, d’habitude je capture juste ce qui surgit spontanément de mon cerveau, sans vraiment chercher à évoquer une image particulière ou une scène. Mais beaucoup de gens nous associent à des thèmes cinématographiques, alors je suppose qu’il y a quelque chose de vrai de cette théorie dans les oreilles des auditeurs.

Vous êtes sur les labels Rallye record (Japon) et Moshi Moshi (reste du monde), mais vous avez aussi votre propre label. Avec humour, vous l’avez baptisé “Our own record company” (notre propre maison de disques). Avoir créé votre label vous donne plus d’indépendance mais aussi plus de travail. Comment et pourquoi l’avez-vous créé?
Annie : Ca c’est juste passé comme ça. Depuis que nous avons commencé nous n’avions pas de label, et quand the Bird of music était sur le point de sortir, nous avons pensé à continuer avec ce que nous avions créé et qui nous plaisait.

Au passage, très peu de labels sont détenus par des femmes. Vous seriez heureuses d’ouvrir la voix pour d’autres musiciennes?

Annie : Bien sûr.

Un mot sur le futur et votre prochain disque. Avez-vous de nouveaux morceaux de prêts? Est-ce que c’est difficile d’écrire de nouveaux titres pendant une tournée?

Annie : Nous avons toutes des chansons dans nos têtes, sur lesquelles nous travaillons, mais pour l’instant nous n’avons pas vraiment le temps de les partager avec le groupe, ce qui est l’étape la plus importante. Je suis impatiente de le faire.
Merci Annie :-)
et à bientôt au Trabendo.


Comments

Name

Email

Site web

Commenter

XHTML: Balises possibles: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>


Subscribe

Tags

Archives

Par Date

Par categorie